Nos bénévoles témoignent

Chers bénévoles, depuis la fin Mars 2020, la fabuleuse histoire d’Over The Blues a permis d’apporter une aide concrète à nos soignants avec la livraison de dizaines de milliers de surblouses dans toute la France. Rien n’aurait été possible sans vous, sans le temps et l’amour que vous avez donné pour les découper, les coudre, les personnaliser, les livrer… Cette réussite, nous vous la devons, vous, héros de l’ombre. Nous avons souhaité cette page pour vous rendre hommage et vous donner la parole. La diversité de vos témoignages est le reflet de la magnifique aventure humaine que nous avons vécu ensemble aux 4 coins de la France…

Le Havre 76 – Anne Sophie témoigne en vidéo au nom de toute l’antenne du Havre

Viroflay 78 – L’aventure Over the blues
Dès le début du confinement, je suis alertée par le manque de blouses par une amie gériatre. Elle a fait des recherches et a trouvé le patron d’Aude mis à disposition sur internet. Elle me demande si je pourrais lui coudre des blouses pour sa clinique. Je ne m’engage à regarder : je n’ai pas souvenir d’avoir suivi un patron de ma vie… Et je me lance dans ma 1 ère blouse, c’est un peu long mais je m’accroche, je demande conseil à une amie qui est déjà dans l’organisation OTB, toute naissante, j’y prends goût, la 2de est un peu mieux mais je vais avoir besoin de plus de matériel…
Je sollicite voisins et famille pour récupérer tissus et élastiques. Le matériel afflue plus vite qu’envisagé. Donc je me lance dans une production plus organisée : première livraison est faite; 10 blouses en 10 jours. Mais les besoins de la clinique sont grandissants et je ne vois pas comment je vais pouvoir lui fournir le bon nombre de blouses. C’est justement à ce moment-là qu’une antenne OTB s’ouvre près de la clinique, elle passe donc commande et est rapidement livrée.
De mon coté je m’inscris à l’antenne de Viroflay et fais un peu de pub sur quelques groupes WhatsApp.
La mobilisation m’impressionne : des draps affluent, la division du travail s’organise, les voisines coupent et je couds. Ma petite machine qui n’a jamais autant travaillé me fait des siennes, pas de souci on me prête une autre machine…qui tombe également en rade. Me voilà au chômage technique : un voisin se propose d’y jeter un œil, 2h plus tard, il a démonté et remonté les 2 machines et je peux m’y remettre.
Je me suis fixé un objectif de 10 blouses par semaine. Au début j’y passe du temps car assez novice, puis les voisines découpent, la responsable d’antenne me donne des conseils… Avec le temps j’avance mieux et le résultat est plus probant. Quelle joie de se fixer un objectif et de l’atteindre. Tous les lundis je suis ravie d’aller déposer ma contribution, de papoter avec Hélène et d’admirer les œuvres d’art réalisées par certaines.
Merci à toute l’équipe d’OTB d’avoir lancé cette belle initiative et surtout d’avoir su s’agrandir et s’adapter en fonction des besoins. Vraiment chapeau. Et quelle joie d’avoir participé à cette belle aventure qui fait ressortir le meilleur de chacun : solidarité, générosité, expression des talents de chacun… Anne-Laure

Orange (84100) – Bonjour à tous (toutes) les Over The Blues… 

Je suis Marie-Françoise LANCRENON. Voilà plus de 50 ans que j’ai la joie d’être « mère de famille », et depuis 27 ans s’est ajoutée la suite logique et heureuse de « bonne-maman » de 16 petits-enfants.

Dès la fin mars nous avons été mis au courant de la création de « Over The Blues » par l’aînée de nos belles-filles, Isabelle, installée à Versailles et amie d’Aude, initiatrice de cette extraordinaire aventure. Elle nous a téléphoné à Orange pour évoquer OTB, se doutant bien qu’elle avançait en terrain favorable. OUI, donc pour créer une antenne à Orange !

Avec Hervé, mon mari, qui s’est transformé en secrétaire, communiquant, livreur, nous avons contacté notre Père Curé pour lui parler de ce projet. D’emblée il y a adhéré, et le premier appel était lancé le 1er avril sur le site Internet de la paroisse. 48 heures plus tard, nous avons constaté la puissance des réseaux sociaux (dont nous ne sommes pas des « amis »), recevant des messages du Périgord, d’Alsace, des Pays de Loire, d’Isère, et même de Nouvelle-Calédonie, de personnes nous demandant des précisons pour savoir qui contacter près de chez elles et si nous pouvions leur envoyer le patron de « The » surblouse… Nous en avons été émus.

La suite, comme nous, vous la connaissez… Des mains de fées, n’écoutant que leur cœur et leur envie de rendre service pour aider les soignants, proposent de retourner à leur machine à coudre. Une petite équipe d’une quinzaine de bénévoles se constitue : 3 « actives » qui s’arrêteront en cours de chemin, reprises par leurs activités professionnelles, et des grands-mères (88 et 90 ans pour les deux grands cœurs les moins jeunes), qui maintiendront le rythme de production pour arriver en moins de 2 mois à 230 sur-blouses et 10 pantalons qui iront faire le bonheur des soignants en : Ehpad et maisons de retraite, maisons pour handicapés, et professions libérales. La région PACA ayant été peu impactée par rapport à d’autres, curieusement, malgré les contacts pris à plusieurs reprises, les établissements médicaux ont décliné les propositions de soutien.

Aux couturières, toutes exceptionnelles et toujours souriantes, nous voulons ajouter les personnes qui, faute de savoir ou pouvoir coudre, ont offert des draps, des nappes et quelques mètres d’élastique, denrée rare comme chacun le sait.

De cette expérience nous pouvons confirmer que la nature humaine a un immense CŒUR, et qu’elle est capable de se mobiliser quasi instantanément, bénévolement, généreusement, pour des causes qui, certes ne devraient pas exister, mais qui en valent la peine ! Pensez qu’à la mi-mars « Over The Blues » n’existait pas. Aujourd’hui, ce sont 3700 bénévoles, 209 antennes dans l’Hexagone, et au moins 34200 surblouses confectionnées pour les soignants qui en étaient démunis. Merci Aude, merci Xavier, merci pour cet élan que vous avez su insuffler, avec une super équipe autour de vous, pour parvenir à un tel résultat.

Et nous dirons encore un GRAND MERCI AUX SOIGNANTS ET SOIGNANTES pour leur dévouement et leur engagement sans faille auprès des malades. Et finalement, vous rendez-vous compte, vous qui œuvrez pour ceux qui souffrent, du réseau de solidarité et d’amitié que vous avez créé autour de vous… ??? Alors double merci à vous !

Et si Over The Blues était à refaire ? L’antenne d’Orange est prête, elle ne sommeille que d’un seul œil, et sur une seule oreille… !

Cordialement. Hervé et Marie-Françoise Lancrenon

Quelques unes des 230 surblouses réalisées à Orange !

Neuilly sur Seine (Nord) 92 – Marie de La Motte, Juriste de formation. La virulence de l’attaque de ce virus et le confinement m’ont laissé sans voix et surtout avec l’envie d’aider ceux qui étaient en première ligne. Il y a eu plusieurs appels pour égayer la vie des soignants mais l’appel d’Over the Blues (via Magali Oudard) sur Facebook m’a paru une évidence, même si je suis une débutante en couture. Il était invraisemblable d’apprendre que le personnel soignant, en première ligne, n’avait pas les moyens de se protéger. J’ai tout d’abord confectionné des surblouses puis vu l’ampleur de la demande, j’ai monté l’antenne Neuilly Nord et recruté des couturières. Nous avons pu constituer une belle équipe de 35 fées ! Je me suis alors occupée de la coordination et livraisons des diverses fournitures et surblouses… C’était tellement bizarre de récupérer des draps sur des trottoirs vides telle une fourniture de contrebande….
Je suis fière de la mobilisation des neuilléens (ou plutôt des neuilléenes car je n’ai pas eu la chance d’avoir dans mon équipe due couturier homme). Je n’oublie pas les fées couturières des villes voisines de Levallois, de Courbevoie et Puteaux qui se sont mobilisées à mes côtés. J’ai fait de très belles rencontres (tant du côté du personnel soignant que des bénévoles), d’autant plus précieuses en cette période de confinement et une mobilisation incroyable. J’ai en effet découvert une grande entraide. Toute d’abord au sein de mon immeuble avec la fourniture de draps et élastiques, puis le cercle s’est élargi à mes amis, amis d’amis, la paroisse Saint Pierre nous a apporté son aide ainsi que la Mairie qui s’est très vite mobilisée pour récolter les draps et fourniture et livrer les Ehpad. Le Maire, Jean Christophe Fromantin a été un des premiers à utiliser nos modèles lors de ses visites à l’Ehpad. 
En un peu plus d’un mois, nous avons réalisé environ 300 sur-blouses. MERCI à Aude de Montille (et à toute l’équipe OTB) de nous avoir permis de nous mettre au service, en cette période tellement étrange du confinement et bien sur MERCI à toutes les fées couturières : Pascale ALEXANDRE, Monique BALSAN, Genevieve BEAUREGARD, Hyacinthe BENOIT, Caroline BILLAUDET, Martine BOURRIGUEN, Simone BRIES, Eloise BUREL, Mathilde CARDO, Katty COULANGE, Virginie de COURSON, Madeleine CROISET, Mme G  DUCOIN, Christine de FOUQUIERES, Patricia FRANZINI, Camille de FRESNOYE, Marie-Anncik FROMANTIN, Florence GOUDOT, Stephanie JOUVENCE, Michèle LARMURIER, Pascale LECAUCHOIS, Sylvie MALPHETTE, Marianne  MARTINEAU, Régine MASSERAND, Myriam MICHEL-LE GALLO, Marielle MILLIOT, Caroline MONIN, Marjorie N’DONG, Marie NAGY, Marie-Christine PHILIPPON, Bénédicte PINEL, Sabine de POIX, Catherine RIBAULT, Aude de ROLLAND, Fatima ZAIT. Merci également à Victoire LE GUERER pour l’efficace coordination de son immeuble et à François-Xavier JOUVENCE pour son efficacité dans la livraison des blouses et diverses fournitures.
Et si c’était à refaire ?? on repart sans hésiter !

Grande variété de motifs et de couleurs, la signature d’Over The Blues

Rueil Malmaison 92 – Mathilde, responsable d’antenne partage son expérience en vidéo

Verneuil sur Seine 78 – Florence Pedreiro témoigne en vidéo

Thusy 74 – Mon amie , infirmière (SYLVIE) est venue un soir, me dire  que le groupement des 8 EHPAD d’ANNECY n’avaient pas assez de sur blouses, elle m’a demandé si je voulais en confectionner. Nous avons calculé combien il en fallait, là un chiffre en apparu  400 ! On s’est dit, pas possible toutes seules et elle m’a parlé d’over the blues; vous étiez les seuls à notre connaissance sur le secteur (74 Poisy). Mon rôle a été de mettre en place un moyen simple pour que nous fournissions des sur blouses le plus raidement possible sur le secteur d’Annecy. Donc, j’ai décidé avec Sylvie de mettre en place des kits à coudre. Comme cela, les dames n’avaient pas besoin de faire le patron et de couper (certaines sont âgées). Après 2 prototypes proposés aux soignants, nous nous sommes lancés, avec une amélioration, les poignets de manches allaient avoir du bord cote, ce qui permettait aux soignants de superposer leurs gants dessus. J’ai fait des complets de tutos, pose de bord cote et confection de la ceinture. Un soucis est apparu , les magasins de mercerie étant fermés, nous n’avions pas de bord cote, avec Sylvie nous avons vidé nos stocks personnels et chaque sur blouses a eu son bord cote. J’ai communiqué en public sur ma page FACEBOOK et une commerçante (LAURY beauté à Sillingy) m’a contacté en me proposant son aide, car elle gérait un groupe de bénévoles qui faisait des masques pour des jeunes personnes handicapées. Nous avons pu bénéficier de toutes ces petites mains. Mais aussi, avec l’antenne de Poisy.
Nous avons fait un appel aux dons pour des draps, les gens les posaient directement chez moi, où on avait installé une tonnelle et des tables. Moi je coupais et constituais les kits, Sylvie passait le soir et les weekends,  je posais chez Laury les kits et quelques jours après je recouperais les sur blouses piquées. 
Puis l’Ehpad de Cruseilles nous a demandé de l’aide avec 200 sur blouses à faire et Quintal avec 150. Au fur et à mesure, j’ai accueilli des dames qui avaient besoin de conseils couture et réparation machine.
Au retour de chaque sur blouses, nous les avons contrôlées et certaines que l’on trouvaient “fade” ont eu droit à un complément de déco ! Dans les dons, nous avons eu beaucoup de couettes décorées, ça nous a fait de magnifiques sur blouses colorées. Les soignants aimaient beaucoup, ils choisissaient leur sur blouse du jour ! 
Ce que j’ai apprécié, c’est cet élan de générosité, nous étions confinés, mais tellement nombreux, en apportant de la gaieté avec nos sur blouses décorées.
Toutes les photos sont sur la page FB : overtheblues Annecy
merci à tous . Sophie Couratier-Martin 

Festival de décors pour les surblouses de l’antenne d’Annecy

Alfortville 94 – Le témoignage de Véronica Fortunato qui a animé l’antenne d’Alfortville avec l’aide précieuse de Dao, Gisèle, Hanh, Sylvie, Catherine, Alexis et Olfa

Garches 92 – Bonsoir Aude, Hier soir nous avons fait notre dernière réunion d’équipe d’organisation avant de mettre en sommeil l’antenne. Voici l’affiche de remerciement que nous distribuons à chacune de nos bénévoles avec quelques sourires des unes ou des autres. Nous attendons aussi le moment de faire un pot de rencontre de nos couturières et coursiers qui pour beaucoup ne se connaissent pas. 😊

Bravo à toute l’équipe versaillaise de Over the blues. Quelles belles réalisations. Florence Wathelet

La Roche sur Yon 85 – Bonjour à toute l’équipe Over the blues, Nous sommes un groupe de 5 personnes qui avons fabriqué des sur-blouses depuis quelques semaines. Grâce à Amélie GUIHAL, bénévole parmi bien d’autres, sur la Vendée dès le début du confinement, nous avons rejoint avec enthousiasme cette belle initiative.  Quel plaisir pour nous, retraitées, de nous rendre utiles en fabriquant des blouses pour aider nos soignants ! Nous sommes heureuses et fières d’avoir apporté notre modeste contribution pour ces protections lavables. Dans cette aventure, le site internet a été d’un grand secours. Très bien fait, il nous a permis de consulter régulièrement la vidéo simple et pratique pour la réalisation de la blouse, en nous aidant du patron basique. Les témoignages et photos nous ont inspirées. Régulièrement informées par la newsletter, nous avons aimé participer à la  propagation de ce bel élan de solidarité qui a fait des merveilles. C’est à partir d’une collecte de draps auprès de notre entourage que nous avons réalisé et personnalisé nos blouses. Ainsi, c’est toute une communauté qui a participé à cette expérience enthousiasmante.

Les blouses ont  été remises au CHD de LA ROCHE SUR YON, l’hôpital des SABLES D’OLONNE, la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé, l’Association Amelis Domicile Service pour des aides à domicile auprès des personnes âgées ou en situation de handicap, enfin à des soignants plus proches de nous : kinés, infirmières, orthophonistes…  

Quelques péripéties avec nos machines à coudre, insuffisamment entraînées à autant de travail, nous ont appris la patience mais au fil des jours, nous nous sommes apprivoisées. Désormais, cette nouvelle activité nous a donné des perspectives nouvelles pour confectionner : vêtements, habits de poupée, doudous pour nos petits-enfants… Notre mission se termine cette semaine par la remise d’une vingtaine de blouses. Au total une soixantaine de blouses ont été distribuées. Vous pouvez en être sûrs, nous n’oublierons pas OVER THE BLUES et resterons curieuses des évolutions envisagées avec les ESAT et l’ouverture à d’autres créations. Merci à toute l’équipe OVER THE BLUES pour votre générosité dans cette noble initiative. Fraternellement vôtre. Nadine GUERIN avec Marie Paul PIVETEAU, Jeanine PAMBRUN, Nicole RULLEAU, Monique DRILLAUD

Arcueil 94 – Bonjour, Je suis couturière et créatrice de broderies machines. Une amie m’a parlé de cette association qui faisait écho à ce que les journalistes relayaient. Le manque de matériel pour les soignants de toutes sortes. Et le besoin des malades d’être suivis dans de bonnes conditions. 
Il y a évidemment un manque réel de prévoyance. Mais qui sur terre aurait pu prévoir cette pandémie qui a touché chacun et révélé chacun. Alors j’ai mis ma toute petite pierre à l’édifice. Les petits ruisseaux les grandes rivières …. je n’ai rien organisé je ne sais pas faire, j’ai coupé, et cousu des draps donnés par d’autres. Ainsi j’aime à me dire que mes sur blouses sont le fruit d’une chaîne : celui qui a donné le drap, celui qui l’a cousu, celui qui l’a distribué et celui qui l’utilise pour soigner et ensuite encore celui qui la nettoie et ainsi de suite… et toutes ces petites chaînes mises bout à bout ont vraiment comptées. Voilà mon expérience.
Maintenant je fais des masques… en espérant voir vite tout cela derrière nous et lors on se retournera et l’on se dira : on a réussi ! Anne-Laetitia 

Magnifique pile de mercis pour nos soignants

Saint Appolinaire 21 – Bonjour Aude, Je suis Marie Darley, j’ai 62 ans, je suis retraitée. Mon mari est encore en activité. Médecin généraliste. De mon côté j’ai exercé la profession d’Assistante Sociale en milieu hospitalier au CHU de Dijon. J’ai d’ailleurs fait mes études d’Assistante Sociale à l’école de service Social de Versailles, Bd St Antoine, à l’époque. J’ai 3 enfants et 5 petits enfants. Je suis également bénévole au Secours Catholique à Dijon. Membre de la commission des aides et sans activité de ce côté-là, car pas de réunion possible pdt le confinement. Donc avec bcp de temps devant moi et l’envie de faire qqchose d’utile pdt ce temps libre. J’ai connu tout à fait par hasard, l’association : exactement le 22 avril. Mes 2 parents sont hébergés en EHPAD, Papa depuis juin 2018 et Maman l’a rejoint en octobre 2018. L’établissement a fait appel à des dons de surblouses lors d’un des communiqués de gestion de la crise sanitaire et ce, je crois le 20 ou 21 avril. J’ai alors cherché comment faire des surblouses : le CHU de Dijon avait sollicité les bonnes volontés pour coudre 10000 blouses fournies en kit. J’avais répondu trop tard, la candidature d’une de mes amies avait été retenue, puis on l’a prévenu que finalement, on n’avait pas besoin de ses services. Alors, on s’est dit pourquoi pas. L’EHPAD nous a alors proposé un patron. Mon amie a contacté ses amies pour que nous ayons des draps ou du tissu. Et de mon côté, j’ai cherché avec mon mari à commander du biais, de l’élastique. Et là, déconvenue : articles indisponibles ! J’en avais les larmes aux yeux. Je ne pourrais pas aider les soignants de l’EHPAD de mes parents. M’est venue une idée : une de mes amies compte parmi ses amies des couturières « amateur ». Et le lendemain, sur mon téléphone, s’inscrivait le nom de l’association et les coordonnées d’une mercière qui livrait à domicile du matériel pdt le confinement. Je me suis inscrite sur le site vers 8h du matin, dès 14h30, j’étais contactée par la coordinatrice de notre antenne dijonnaise. Je lui explique ma motivation. Nous avions même déjà fait le patron papier grâce au fils de mon amie. Et la suite vous la connaissez ; contacts pris avec l’EHPAD du Port du Canal par cette bénévole, détermination du besoin et le 1er Mai, livraison des 30 blouses demandées par l’établissement. Ma participation personnelle était modeste, juste 2 cousues, mon amie en avait fait 5. Le tutoriel que vous avez fait Aude m’a grandement aidée : je n’aurais jamais pensé à coudre ensemble manche et épaule ; on m’a dit que c’est ce qu’on appelle des manches raglan ? Et nous continuons. Le travail est grandement facilité avec les kits. J’apprécie beaucoup les échanges sur WhatsApp. C’est sympathique, motivant, on est admiratif des réalisations des autres.

Ce qui m’a motivé : La demande de l’EHPAD, le temps disponible, se sentir utile dans cette crise qui nous terrasse, la possibilité de faire des surblouses personnalisées. C’est plus gai, cela rompt la monotonie, l’enthousiasme de chacun(e) à participer à ce projet, des surblouses non jetables : je suis très choquée de tout ce matériel à usage unique. J’ai connu dans mon exercice professionnel d’autres pratiques.

Je crois aussi que j’étais heureuse de participer à une chaîne de solidarité et de façon invisible, discrète.

Je souhaiterais que nous poursuivions encore cet engagement : continuer à fabriquer. Bien cordialement.

Saint Germain en Laye 78 – Le témoignage de Marie Hélène Maruenda en vidéo…

Asnières sur Seine 92 – Bonjour, Je m’appelle Claire,  j’habite Asnières-sur-Seine, je suis assistante d’éducation pour élève en situation d’handicap. 
J’ai toujours fait beaucoup de bénévolat auprès des enfants malades à l’hôpital,  auprès de personnes handicapées…
Pendant ces deux mois, je me suis engagée à OTB, puis auprès des chariots solidaires de la mairie pour distribuer des denrées alimentaires, ainsi qu’à l’association Vos gâteaux pour confectionner des pâtisseries une fois par semaine pour les personnels soignants.
Un ami, Charles de Corta, a été chargé de monter l’antenne Over-the-blues à Asnières et m’a demandé de me charger du réseau et de la communication. Ravie de me lancer dans cette belle aventure solidaire, je me suis engagée à fond et me suis entourée de fées merveilleuses !
J’ai donc fait d’abord un appel auprès de mes amis/amies pour trouver des couturiers(ères) et des coupeurs.  Ensuite, par le biais des réseaux sociaux et le bouche à oreille, notre équipe a vite atteint une petite quarantaine de bénévoles, hommes et femmes, de tout âge : jeunes ados, de nombreux actifs au chômage partiel dû à la situation ou encore mamies ravies de se rendre utiles pendant leur confinement. 
Ce qui a été formidable c’est ce bel esprit d’équipe qui s’est tout de suite créé entre personnes qui ne se connaissaient pas. L’ambiance a toujours été joyeuse à l’atelier (nombreuses salles mises à notre disposition par l’église du perpétuel secours) et rythmée par une belle cadence entre la coupe, la couture, la livraison…La patience et les bons conseils des couturiers ont été exceptionnels auprès de tous les néophytes. De nombreux talents se sont découverts. Des amitiés se sont créées. Les guides et scouts d’Europe nous ont également bien aidés dans la distribution de kits et la récupération des surblouses cousues auprès de couturières qui ne pouvaient pas se déplacer.
Une magnifique et dynamique chaîne de solidarité pour nos héros, les soignants !
Merci à OTB d’avoir su créer cette belle association 

Atelier de confection à Asnières
Les indispensables coupeurs

Versailles 78 – Je m’appelle Sandrine Grygas, j’ai 51 ans, assistante maternelle habitant Versailles, j’ai répondu à l’appel de petite couturière débutante car je souhaitais dans un premier temps pouvoir garder les enfants de soignants. Mais apprenant que j’étais potentiellement à risque  suite à une rupture d’anévrisme il y a 10 ans, je me suis arrêtée. (un réel retour en arrière) Je leur dois la vie. Après un passage en réanimation, je le leur devais … Cette demande de  200.. 400.. blouses m’ont vraiment perturbée..et cela dans tous les services… Si cela était à refaire??? Je le referais sans hésitation… Tant que je peux faire… se sentir utile c’est très important. Merci est bien trop peu.. une vrai reconnaissance de l’état est bien évidemment une évidence. Merci pour ce que vous avez fait pour eux …et nous…. bien à vous 

La Rochelle 17 – Bonjour, Je m’appelle Dominique Gancel et avec mon mari nous avons quitté Paris pour nous installer à La Rochelle pour notre retraite. Nous y sommes depuis 3 ans. J’ai eu connaissance de votre association par une amie qui m’a envoyé vos coordonnées car je cherchais quelque chose à faire et à être utile pendant la période de confinement. Ayant quelques connaissances en couture j’ai donc proposé mes services et je me suis retrouvée “antenne” à La Rochelle. J’ai donc contacté plusieurs personnes pour créer ma petite équipe, les unes m’ont apporté des draps, des élastiques, d’autres le nom d’amies couturières et j’ai démarché plusieurs enseignes pour avoir du fil et des élastiques. Seul Hyper U a répondu positivement à ma demande et j’ai pu récupérer plusieurs bobines de fil. J’ai constitué une petite équipe très sympathique de “petites mains” qui ont réalisé des merveilles et rencontré des personnes extraordinaires. Beaucoup de liens se sont tissés et j’espère garder contact avec elles. J’ai appelé les EHPAD de La Rochelle pour leur proposer des sur-blouses et j’ai été reçue avec beaucoup de gentillesse. En général ils ne connaissaient pas l’existence de “over the blues” et ont trouvé que c’était une initiative formidable. 
Je ne pense pas être très originale, mais le seul mot à transmettre à nos soignants c’est “MERCI”. Et pour la dernière question : OUI je recommencerai sans aucune hésitation.
Ci joint quelques photos que les EHPAD ont bien voulu me transmettre.
Je vous remercie de m’avoir permis d’agir utilement pendant le confinement et bravo pour cette magnifique initiative. Je reste à votre disposition pour une éventuelle reprise et reste en “sommeil”. Dominique GANCEL

Une des créations de l’antenne de La Rochelle, bien portée par un soignant !

Rueil Malmaison 92 – Je suis Michèle ROLLAND et j’habite à Rueil-Malmaison. Retraitée depuis 2014, j’avais exercé mon métier de diététicienne dans la plupart des services de l’hôpital Foch de Suresnes. C’est la paroisse de Buzenval qui m’a fait connaitre l’existence de Over The Blues et son beau projet. Ancienne paramédicale et heureuse de pouvoir aider mes anciens collègues soignants, j’ai immédiatement pris contact avec Mathilde de Vorges, animatrice de l’antenne Over The Blues de Rueil. Il se trouve que je m’étais inscrite à des cours de couture en septembre dernier ! Belle occasion de mettre en pratique et de donner une nouvelle vie à une pile de draps devenus encombrants dans mes placards.

J’ai la chance d’avoir à la maison un « atelier/véranda » où j’ai pu m’étaler tout à mon aise pour confectionner les surblouses. La réalisation des premières a été un peu laborieuse, mais progressivement je suis parvenue à une bonne petite cadence.

Et ce n’est pas tout … puisque mon mari a participé, à sa façon, en me laissant travailler tranquillement et, surtout, en composant une petite chanson sur Over The Blues sur l’air du fameux Mamy Blue. J’ai vraiment été admirative de la rapidité avec laquelle ce mouvement de solidarité s’est créé. Mathilde a été le moteur qui nous entrainait pour nous encourager et tenir les engagements d’Over The Blues à l’égard des établissements de santé et des EHPAD. Tout cela prouve que des femmes et des hommes sont toujours prêts à se mobiliser « à l’arrière » pendant que les autres sont au front pour sauver des vies. J’ai travaillé avec des soignants pendant plus de quarante ans et j’admire leur engagement sans faille malgré la charge de travail et des contraintes administratives parfois bien difficiles à comprendre. Je leur souhaite encore beaucoup de courage, car la bataille n’est pas gagnée ! De tout cœur avec eux.

Rueil Malmaison 92 – Témoignage d’Annie Noëlle Garand en vidéo…

Fillière 74 – Martine Edard, artiste et Dominique Tilloy, bénévole. Nous avons connu Over The Blues par la famille et par la presse locale. Chacune de nous étant confinée dans de bonnes conditions de logement et de vie, connaissant des personnes travaillant dans le milieu hospitalier ainsi que des personnes durement touchées par le virus, nous avions chacune le désir de sentir que nous pouvions agir à notre niveau. Nous avons d’abord commencé à fabriquer des blouses, Dominique n’ayant pas de machine, préparait les blouses et Martine, les cousait. Puis nous sommes devenues coordinatrices sur notre commune, à Fillière. Nous sommes maintenant plus de 20 personnes sur la commune à travailler sur le projet. Nous avons rencontré des gens motivés, avec le sourire, désireux d’être présent chacun(e) selon ses possibilités. Toute l’équipe remercie celles et ceux qui ont œuvré, malgré les risques, les peurs, les inconnues et les interrogations pour que des gens soient soignés et d’autres puissent continuer à avoir une vie pouvant sembler « normale » Si Over The Blues était à refaire : refaisons la même chose ! L’équipe de la commune de Fillière : Amélie, Brigitte, Camille, Claire, Christiane, Danièle, Dominique, Eloïse, Fanélie, Marianne, Marie-Françoise, Marie-Odile, Martine, Maryvonne, Michèle, Mireille, Solange, Sophie, les deux Sylvie et Thérèse ! 

Maryvonne, l’une des 20 bénévoles de l’antenne de Fillière

Versailles 78 – Témoignage d’un drap. 

Je suis un drap, un superbe drap blanc, tout en coton, tissé dans les ateliers du Nord de la France; une belle qualité, un tissage serré et une bordure ornée d’un beau « jour ». Bref, je suis très fier de moi, je me trouve beau même si maintenant je suis vieux. Mais laissez moi vous raconter ma vie qui fut bien remplie et pleine de surprises. Après l’usine je fus entreposé dans un splendide magasin : « l’atelier de Solène ». Avec mes confrères, nous étions un peu serrés sur les étagères, j’avais d’ailleurs comme voisine une ravissante taie d’oreiller rose pâle qui me faisait faire de bien jolis rêves; mais de temps en temps la gentille dame qui tenait cette boutique me descendait pour me faire admirer par une cliente. Et puis un jour je fus acheté par une femme fort élégante qui voulait m’offrir en trousseau à sa fille. Oh, nous étions nombreux à confectionner ce trousseau : serviettes, nappes, torchons, draps de toutes tailles, mais j’étais le plus magnifique et surtout j’étais heureux de enfin commencer la vie pour laquelle j’étais fait : j’allais servir à quelque chose, j’allais habiter dans une maison et habiller un grand lit. J’étais en effet un drap « deux personnes » et je devais orner la chambre du maître et de la maîtresse de maison à leur retour de leur voyage de noces ! Quel honneur pour moi de servir ainsi et de plus, mes nouveaux patrons aimaient ma texture de satin et la finesse de mon tissage ! Je fus ainsi témoin de leur douce intimité et de leur belle complicité. Bien sûr, de temps en temps ils m’enlevaient afin que j’aille me faire laver, je n’aimais pas beaucoup cela et l’eau était si chaude, mais après, quel bonheur de se laisser repasser et plier tout propre et immaculé ! Il y avait aussi les moments de repos dans la majestueuse armoire de chêne où l’odeur de cire se disputait avec celle de la lavande. Nous étions de belles piles de linge bien rangé qui attendait d’être choisi à nouveau pour un invité de passage. Nous espérions, à chaque fois que l’armoire s’ouvrait être sélectionné, mais comme j’étais le plus précieux, on me laissait souvent de côté par peur de m’user prématurément. Et puis un beau jour, je m’en souviendrai toujours, ma maîtresse attendit son premier enfant et, pour mieux dormir, me reprit du fond de l’armoire, je fus l’élu, régulièrement utilisé et comme il m’était doux de l’envelopper elle et son ventre qui s’arrondissait. Après de longs mois, cette jeune femme mit au monde un adorable bébé : quel bonheur d’être le témoin de tous ces moments d’amour et de joies qu’il y eut entre cette jeune maman, qui restait souvent alitée, et son premier né ! Ainsi ma vie passa, heureuse et tranquille; je connus d’autres maternités, les ébats amoureux de mes propriétaires, les maladies de cette famille et moi, fidèle, j’étais toujours là car, grâce à mon coton de première qualité, je résistais à tout, aux lavages, au repassage, au temps. Mais petit à petit, on me délaissa; des draps plus légers, plus faciles à repasser vinrent me concurrencer et tristement je restais dans la grande armoire à linge qui embaumait toujours la cire et la lavande. Qu’il était décevant de ne plus servir, de ne plus voir la lumière, le soleil qui me séchait, de ne plus claquer au vent, de ne plus orner le grand lit. Puis un jour, en discutant avec les piles de serviettes et de torchons qui m’entouraient sur les étagères, j’entendis parler d’un nouveau virus, le CORONAVIRUS ! J’en avais vu des virus dans ma longue existence mais celui-là, jamais ! Le pire était qu’il envoyait les malades à l’hôpital et il y avait tellement de patients que les médecins, les infirmières, les brancardiers, tout le monde manquait de blouses ! Incroyable, mais c’était la panique ! Nous attendions chaque jour des nouvelles plus terribles. Un certain matin, j’eu la joie d’être à nouveau extirpé de ma rangée mais là, oh horreur, ma maîtresse, ornée d’une grande paire de ciseaux commença à me taillader ! Oh quelle douleur ! Que faisait elle, la criminelle ? Oser m’entailler, moi, un si beau drap de « l’atelier de Solène » des filatures du Nord ! Certes j’avais bien servi toutes ces années durant, certes j’avais bien vieilli mais je pouvais servir encore, j’étais solide ! Non, elle avait décidé de me réduire en pièces; voulait elle faire de moi de vulgaires chiffons ? Je ne comprenais pas, ces coups de ciseaux me faisaient terriblement souffrir, puis on m’enfonça des épingles qui transpercèrent ma belle étoffe, et enfin une machine à coudre m’acheva, j’étais anéanti… Je fus ainsi torturé toute la journée et le soir, oh merveille, quel miracle s’était-il donc produit ? J’avais été transformé en blouse, en blouse médicale pour les hôpitaux ! Je ne me reconnaissais pas mais c’était bien moi, j’allais donc encore servir, je ne finirai pas en chiffons ?! Et j’allais même rendre service, beaucoup de services. Une nouvelle vie commençait pour moi ! J’allais en voir du monde, j’allais habiller des infirmières, des médecins, peut-être même des professeurs et j’allais protéger, oh combien de malades de ce dangereux virus. Tout au bonheur qui remplissait mon cœur à l’idée de donner ma vie pour sauver celle des autres, je comprenais le sacrifice qui avait dû tant coûter à ma maîtresse, elle qui offrait le plus beau drap de son trousseau … BM.

Orange 84 – Bonjour, Je suis Catherine Janisset, habitante et paroissienne d’Orange, Vaucluse, assistante de direction et de formation dans une entreprise privée. J’ai connu le mouvement par l’intermédiaire d’Hervé et Marie-Françoise Lancrenon. Ils ont sollicité plusieurs paroissiens par mail et ont en parallèle lancé un appel par le biais de la feuille paroissiale. Réaliser une blouse pour les soignants était une façon d’apporter ma modeste contribution à cette grande mobilisation en faveur
des soignants. J’étais par ailleurs choquée qu’ils puissent travailler dans de telles conditions, sans un minimum de protection dans certains établissements de soins. Bénévole dans une association paroissiale de soutien scolaire, j’ai été visiteuse auprès des malades à l’hôpital et ces quatre années m’ont permis de mieux comprendre le quotidien du personnel soignant et de me rendre compte à quel point ils manquent de considération. Il a fallu cette pandémie pour les mettre en lumière… Un immense bravo à tous ceux qui ont travaillé dans les régions les plus touchées et qui ont tant donné pour les malades. Je n’ai réalisé que deux blouses sur les quatre envisagées car n’étant pas douée pour la couture, cela m’a pris beaucoup de temps. Mais mon mari a été d’une aide précieuse, pour le patron, les découpes etc ! En fait nous avons réalisé ce travail ensemble et c’était un beau moment. J’ai été époustouflée de voir le nombre de blouses réalisées et l’implication rapide de tous les bénévoles. Si Over the Blues était à refaire, je répondrais dans la mesure du possible à une sollicitation, et encore plus rapidement si un patron un peu plus détaillé était proposé 😉 Mille bravos au mouvement !

Dernier essayage…

Versailles 78 – Merci Aude pour ces bonnes nouvelles qui nous permettent de nous sentir à fond dans ce projet et aussi pour votre engagement…Vous pouvez rajouter dans les bienfaits de cette action la joie que cet engagement à réaliser des  surblouses  m’a procurée et sans doute à beaucoup d’autres. J’ai été bien malade par ce virus et au lit pendant 10 jours. J’ai reçu fin mars votre appel au moment où je commençais à aller mieux et je pense que l’idée de rendre ce service aux soignants m’ a donné l’énergie pour repartir. Entre deux siestes, je filais à ma machine à coudre pour continuer la surblouse commencée. Grâce à vos enfants et leurs amis, tout a été facilité. Merci de tout cœur. Et merci aussi pour les réponses rapides à mes interrogations des débuts….Je suis émerveillée par la réussite rapide de ce projet. Réussite qui dure ! Avec toute mon amitié. Marie Christine Rousselin

Dernière création de Marie Christine

Saverne 67 – Bonjour, Merci de nous permettre de vous faire un petit retour de ce que nous avons vécu en adhérant à overtheblues. Je suis Marie-Jeanne NADAL. Je suis infirmière retraitée et j’ai été heureuse de participer à la confection de sur-blouses pour les soignants. J’ai connu votre site grâce à un défi lancé sur la Traversée du diocèse de Fréjus-Toulon. Après vous avoir répondu favorablement de créer une antenne, j’ai lancé des appels vers des amies et vers les structures de soins de la région. Une chaine de solidarité s’est mise en place très rapidement. Des draps sont arrivés en masse (il en reste pour faire encore beaucoup de sur-blouses) et des personnes sachant coudre ont répondu favorablement. Une des amies qui a cousu m’a raconté qu’elle voulait aider en faisant des masques mais n’a trouvé aucune association sur le net. Elle était très contente quand je lui ai proposé de coudre (Pour nous, c’était Dieu qui mettait en place son plan…). Nous sommes 7 à coudre et 4 autres personnes nous trouvaient les draps. Peu à peu , nous avons reçu des demandes pour les soignants. A ce jour nous avons confectionné 109 sur-blouses. Je vous remercie encore du soutien que votre équipe a apporté, tant par les appels téléphoniques et par les conseils. Un moment précieux pour moi a été le jour où une personne a essayé de casser mon enthousiasme en me disant que personne ne voulait de nos sur-blouses et qu’elles n’étaient pas homologuées… 10 minutes plus tard j’ai eu un de vos appels qui m’a rassuré..alors n’est-on pas aidé par plus grand que nous… Merci à vous d’avoir osé ce très beau défi. De tout coeur.

Rueil Malmaison 92 – Bonjour, Voici mon témoignage et ma contribution écrite de mon retour d’expérience de ce mouvement de solidarité qui au-delà de l’action elle-même a apporté un tas de retours inattendus et dont on se souviendra longtemps. Mon nom est Monique Lecuyer. J’habite à Rueil-Malmaison 92500 et je travaille dans le groupe Capgemini. Je suis Executive Vice President et exerce des fonctions de Commercial Contract Manager. Par ailleurs j’ai de nombreux hobbies dont la couture la restauration de meubles et la généalogie. J’ai pour la première fois entendu parler du mouvement  début avril  par une collègue de bureau qui s’occupait sur Sèvres de la logistique dans son quartier pour faire exécuter des surblouses. J’ai découvert l’antenne de Rueil par une amie qui l’avait rejoint la semaine suivante. Et j’ai rejoins le mouvement le 15 avril après avoir préparé un mail pour que le président du conseil de village l’envoie à tout le quartier de saint cucufa pour récupérer des draps et voir s’il y avait des couturières dans le quartier car il me semblait que l’on ne pouvait pas rester sans rien faire face à un corps soignant qui avait besoin d’aide concrète au-delà de nos applaudissements quotidiens. J’ai moi-même collecté des draps dans mon quartier auprès de toutes les personnes qui ont répondu à mon mail. J’ai collecté 66 draps dans le quartier que nous avons tous utilisés. On a entrepris de couper puis coudre les sur blouses et avec ces draps j’ai alimenté en tissu ma fille venu me rejoindre dans cette aventure ainsi qu’une voisine qui s’est portée volontaire en couture. A nous trois nous avons produit 80 blouses en 4 semaines. J’ai collecté les blouses fabriquées et je les ai livrées à Mathilde ainsi que 10 dans un Ephad du sud de la France que je connaissais.

J’ai trouvé que participer donnait un élan positif d’énergie et je dois dire que cet activité en plus de mon quotidien et de mon télétravail m’ont  fait passer le confinement sans même m’en rendre compte et j’ai aussi pu rencontrer des personnes que je ne connaissais pas. Le moment de la création et celui de la préparation  du paquet pour la livraison était très important pour que ce soit joli bien repassé et que ceux ou celles qui allaient le recevoir le voient comme un cadeau qui a fait l’objet de beaucoup d’attention ( l’association des couleurs des motifs le nœud de finition des blouses,….).

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Ce mouvement est une “goutte de miel” dans un “océan de courage” de nos soignants.

Et si Over The Blues était à refaire ? Et bien on recommencerait sans aucune hésitation. 

Merci de votre initiative.

Toulon 83 – Le témoignage de Béatrice Wemaere en vidéo…

Versailles 78 – Je suis retraitée et je réside à Versailles; j’ai lu le message de Laurence T sur Facebook qui appelait à rejoindre le mouvement over-the-blues initié par Aude de Montille – cette idée de réaliser une surblouse pour soutenir les soignants m’a touchée – j’ai contacté Aude par courriel le dimanche soir 28 mars et l’aventure de bénévole a commencé par retour de mél.
En tant que couturière occasionnelle – peu familière avec les vêtements professionnels – j’ai réalisé mon quota avec plaisir – j’ai toujours eu des pensées pour celles et ceux qui recevraient la mienne ou celles des autres bénévoles- surtout un sentiment d’oeuvre utile, de joie, alors que j’étais confinée-protégée… De plus, quand on bâtit le vêtement, on réalise les gestes des soignants et le soin à apporter à  l’assemblage des pièces (coutures sur le dessus, longueur et fixation des liens…)
 A coté de la technique, il y a la lettre quotidienne qui fédérait les participants. Plus les antennes naissaient plus nous devenions enthousiastes- et il y eu les retours des milieux hospitaliers – touchants. Parallèlement nous avons été stimulés par des conseils, des demandes supplémentaires : customisation ou personnalisation du produit “maison” et rédaction d’un petit mot en plus dans le paquet de livraison.
Avec le confinement, les merceries et magasins de tissus étaient fermés. Pour ma part, il a fallu que je me débrouille en  optimisant mes propres réserves- pendant le week-end de Pâques j’ai commencé un totebag avec le motif du logo – sans beaucoup de matériel, style “écologique”  recyclant des textiles…
J’ai eu beaucoup de joie à faire une surblouse pour l’hôpital Necker à Paris par un travail de patchwork et en même temps participer à cet élan envers les plus jeunes – tout comme je l’avais fait pour les soignants des Ehpad…
Chaque surblouse réalisée à été pour moi la manière de leur dire merci et d’être ainsi solidaire dans l’épreuve…
Et maintenant que se profile une nouvelle direction pour OTB, je suis heureuse d’avoir été de la traversée en cette période dramatique.
Je continue à vous suivre et à répondre aux besoins éventuels
Avec toute mon amitié, mes sentiments admiratifs pour la logistique déployée et l’engouement “national” en retour hauts les cœurs. Danièle Nistar

Le logo de l’association brodé…quel talent !

Neuilly sur Seine 92 – Clarisse A, assistante de la boutique Ateliers d’art liturgique Chéret à Paris 6
Le 9 avril, notre voisine Christine Garnier Lefort des Ylouses, responsable de l’antenne Neuilly Sablons, nous indique sur le groupe WhatsApp de notre immeuble, qu’elle s’est proposé à réaliser des surblouses avec des draps pour les hôpitaux, et nous fait part de ses besoins en fil, tissus, élastiques. J’ai tout d’abord considéré que mon temps était trop limité et lui ai fourni ce que j’ai pu en matériel. Elle cite alors l’association Over-the-Blues dont je n’avais pas entendu parlé. Quand j’ai été confinée fin mars, j’ai voulu me rendre utile auprès des personnes âgées pour faire leur courses et leur livrer. Mes voisins étaient déjà organisés. J’ai contacté plusieurs associations SOS 3ème âge, St Jean Baptiste, la Croix Rouge, l’antenne Codid19 de la ville de Neuilly, et pas de proposition de mission. Je me sentais alors inutile.
Mi avril, suite à des interrogations de Christine Lefort des Ylouses sur les besoins à l’hôpital Trousseau (Mon mari est chirurgien à l’hôpital d’enfants Trousseau), j’ai commencé à interroger un ami professeur de l’hôpital Tenon qui cherchait partout des surblouses… Mais la directrice a finalement préféré les jetables…et j’ai décidé de m’impliquer dans ces réalisations. 
Si je continuais toujours à travailler chez moi, j’avais 3 jours de libre le WE, donc c’était possible ! J’avais une machine à coudre, et de l’énergie. Le 18 avril, je cousais ma 1ère sur-blouse. Production réduite, mais j’ai réalisé que d’autres amies étaient dans cette aventure Over-the-blues, notamment mon amie Magali Oudard à Versailles, femme dynamique et pleine de ressource. J’ai appris alors que les besoins étaient immenses, que la cellule Over-the-Blues de Versailles comportait 100 couturières, qu’elles cousaient des coeurs sur le vêtement en geste de reconnaissance envers les soignants… 
Le 21 avril, j’ai ouvert mon carnet d’adresse et envoyé autant de messages que possible dans la France entière à mes amies, connaissances, à différentes générations, pour leur parler de cette association magique, des besoins des EHPAD, hôpitaux, pour qu’ils en parle autour d’eux, pour susciter des envies de se bouger pour aider, coudre, couper, livrer, donner des matières premières, créer une antenne …
Peu de réponses, mais…… une antenne à Sancerre est créée, … ma sœur rejoint l’antenne de son quartier à St Germain en Laye… une antenne se crée aux Lilas avec un enthousiasme et un bonheur d’être utile dans cette période, en me remerciant d’avoir pensé à elle, en m’envoyant une photo de la 1ère réalisation.
 Un fil de soi comme dit Magali relie toutes ces bonnes volontés, le don de soi, de son temps et son énergie, mais aussi en faisant jaillir sa créativité pour ceux qui sont au charbon dans des conditions extrêmes. 
Restera de cette expérience une aventure riche d’entraide, un élan énorme pour aller dans le même sens, quel que soit l’âge, la condition sociale, le fait de savoir coudre ou pas. Beaucoup d’amour qui se lis sur ces cœurs cousus parfois de façon malhabile mais ce qui importe est de réaliser pour ceux qui en ont un besoin presque vital.
Oui, fière d’avoir fait partie de cet élan, être un maillon dans l’équipe Over-the-Blues, heureuse aussi de m’être amusée en réalisant des associations de tissus suite à une erreur de coupe d’une bénévole, heureuse de m’être amusée pour cette séance photo chez ma voisine Christine afin de pouvoir communiquer sur notre antenne, à la mairie, aux couturières, sur Instagram au travers de l’association OTB …. pour mettre à l’honneur les réalisations des couturières qui travaillent dans l’ombre et que je ne connais pas. Dire merci est important aussi.
Je salue le professionnalisme d’Over-the-Blues qui en si peu de temps a monté un site, un réseau, une « armée » de bénévoles efficace. Alors un grand BRAVO à cette équipe de choc. Cordialement Clarisse A

Bleu blanc rose

Coussay 86 – Retraitée, ma fille, en confinement avec nous me faisait part du magnifique travail lancé par OTB. Le déclic a eu lieu quand j’ai reçu le mail concernant l’hôpital de Bullion pour enfants, en vallée de Chevreuse, qui avait besoin de 400 blouses.
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Une toile , des fils et des fées
Il était une fois une grand’mère et sa petite fille handicapée et brûléeIl était une fois un virus baladeur et souvent vainqueurIl était une fois des médecins, des infirmières et des aides-soignantes 
se battant jour et nuit et vint à manquer des sur-blouses, des masques. Il fallait se protégerIl fallait réagirUne fée eut une idée: et si on sortait nos machines , nos fils et nos bobines, nos draps et nos nappes Au travail , en marche tous et toutes et ce fut une ruche guidée par la reine de Versailles…les ouvrières s’activaient , chacune à son poste et il y en avait beaucoup:confectionner , ramasser , livrer , se connecter ,écouter , donner , tailler , couper , piquer , ourletter , surjeter et les ouvrières devinrent de plus en plus actives, de plus en plus nombreuses et la demande se répandit de Versailes à Mulhouse , De Lyon, à Toulouse  De Bordeaux à Lille  De Marseille  à Poitiers….dans toute la France et les ouvrières se multipliaient et les machines marchaient .Une petite fille handicapée , couchée sur son lit d’hôpital depuis des mois et des mois attendait la visite quotidienne de sa famille mais le virus avait gagné: les portes étaient fermées, il fallait se protéger…et les sur-blouses vinrent à manquer. De son lit elle envoya un appel, un oiseau tous le matins venait toquer à la fenêtre de sa grand’mère: “au travail”, “au travail”.Alors sa grand’mère  ressortit sa vieille machine et se mit à tailler , couper , assembler , surjeter , ourletter et aussi beaucoup ….rouspéter: le fil cassait , l’aiguille cassait ,  les élastiques, les draps manquaient mais il fallait avancer. La grand’mère prévint toutes ses amies et elle en avait beaucoup qui soutenaient la petite fille, des amis qu’elle connaissait mais aussi beaucoup  d’inconnus qui s’étaient rattachés à la  grand chaîne de prières.La petite fille depuis son lit avait tissé une magnifique toile et ces fils unis répondirent présents..Et les sur-bouses fleurirent et vêtirent les merveilleuse infirmières. L’amour est un fil qui ne casse jamais.

Ma petite fille, handicapée de naissance puis brûlée à 50% y séjourne depuis 15 mois après un combat entre la vie et la mort, 7 greffes de peau ds des souffrances effroyables. Elle a trouvé à Bullion un centre merveilleux d’attention , de délicatesse , un personnel médical remarquable. Ayant noué avec ce personnel une certaine amitié, je devais me mettre au travail pour eux et ….pour elle.
Merci pour ce que vs êtes tous. A de Feydeau
et si c’était à refaire//ne le souhaitons pas …..mais pourquoi pas

Neuilly sur Seine 92 – Le témoignage d’Isabelle Cheney en vidéo…

Toulon sur Arroux 71 – Retraitée J’ai eu connaissance de l’action  par un mail envoyé en mairie par Me Villedey et
retransmis aux adhérents de différentes associations de la commune. Couturière de base, je me suis  proposée pour cette confection trouvant cette initiative très très utile ..J’ai contacté mes connaissances sur la commune et formé un groupe de 4\5 personnes qui se sont données à fond (Christiane, Geneviève, Marie Claire, une amie à elle) d’autre personnes se sont aussi investies pour découper, laver, repasser..Nous avons eu aussi une aide très précieuse pour nous ravitailler en matière et récupérer notre travail qui pouvait être livré aux demandeurs. L’ expérience retenue c que quand il le faut on trouve toujours des bonnes volontés. Bravo mille bravos à tous ces soignants qui sont partis au boulot souvent avec la peur au ventre et surtout une très grande admiration au personnels des Ehpad car ils ont fait le maximum pour ne pas faire rentrer le virus dans leurs établissements. A refaire si besoin mais pour le moment à maintenir pour notre part avec
beaucoup moins de pression et nous prenons connaissance de professionnels qui restaient dans l’ombre. Merci aux organisateurs qui nous ont très bien guidées, il le fallait. Renneson Marie Odile

Versailles 78 – Bonjour, Retraitée j’ai connu over the blues dans les tous premiers jours, bien avant que l’association n’ait un nom par le site de Versailles, pour aider les soignants de la clinique de la Porte Verte. Je cherchais alors désespérément à m’inscrire à la réserve sanitaire, en vain, je cherchais à proposer mon aide. Cela m’a permis d’évacuer un peu cette frustration d’être vraiment inutile sauf de rester confinée….je me suis contentée de faire quelques blouses avant de tomber en panne d’élastique..Vous m’avez plus tard proposé de me dépanner, mais entre temps j’avais trouvé d’autres façons de me rendre utile aussi…Merci de votre action. Anne Gauliard

Bouafle 78 – Témoignage de Laurence Jouglet en vidéo par sa fille Emma…

Buc 78Juliette Espinos Galais – Enseignante en mathématiques dans un collège de Versailles J’ai immédiatement été séduite par l’initiative de Aude de Montille lorsque j’ai vu un des tout premiers reportage de Over The Blues à la télévision début avril. Je voulais être utile et solidaire pendant cette période de pandémie et de confinement si particulière et j’ai tout de suite eu envie de crée l’antenne de Buc pour mettre en relation les fournisseurs de draps (j’en ai eu plein mon garage!) et les couturières Bucoises.
Ma maman de 82 ans à cousu au moins 20 blouses et j’ai été ravie de participer à ce projet avec elle. Une de mes amies a également cousu une vingtaine de blouses. Son papa coupait les draps et sa maman repassait et faisait les finitions. De belles actions solidaires intergénérationnelles et familiales ! La gratitude dans les yeux des soignants lorsqu’on leur livrait les blouses reste un des moments les plus marquants pour moi dans cette aventure.
Mais ce n’est rien par rapport à ce que nos soignants ont vécu et vivent toujours au contact direct des malades, des familles de malades et tous ceux qui “vivent” avec le virus au quotidien.
Si c’était à refaire, je le referai sans hésiter mais je souhaite qu’une seule chose : que cette pandémie prenne fin. Merci aux bénévoles et aux soignants!!!
Ci-joint une petite vidéo très courte car sinon ça prenait trop de place à envoyer par mail et qq photos. Bravo encore et merci de nous avoir fait partager cette aventure. Bien à toi. Juliette

La maman de Juliette, bénévole, des cœurs plein les mains !

Voisins le Bretonneux 78 – Bonsoir, Comme j’ai repris mon job, je prends le temps de répondre votre petit questionnaire. 
J’habite à  Voisins le bretonneux 78960, je travaille au Ministère des armées à  Paris 15e,  donc autant vous dire que confectionner des sur blouses, ce fut un véritable challenge pour moi ! 
Je cherchais à aider les soignants dans les Yvelines et sur internet, j’ai contacté Aude De Montille et le lendemain, je venais chercher des beaux draps brodés,  j’ai donc récupéré les broderies pour en faire des ceintures et sur toutes mes blouses , j’ai dessinée au feutre le triskell  qui est l’emblème, symbole de vie et d’énergie et qui protège surtout nos héros. 
Pour ma part,  j’ai vraiment eu l’impression d’aider tous ces soignants qui avaient tant besoin de tout !
A tous bonne continuation et prenez soin de vous. Nanou

Nanou, fleur parmi les fleurs !

Bonsoir, Régine Cabannes, je suis organiste. Je fais des crêpes pour les paroisses et les associations. Dès le début j’ai eu connaissance d’Over the blouses grâce à mon mari qui l’a vu sur facebook, sans aucune hésitation j’ai adhéré, d’ailleurs
c’est mon mari qui m’a fait le patron. C’est vrai que je vous connaissais grâce à la kermesse de Saint-Louis. Je me mets toujours au service des personnes qui sont dans le besoin.
Nous sommes tous solidaires et surtout pour les personnes les plus exposées. Nous avons besoin des uns des autres. Si Over the blues était à refaire, je ferais de même. Je vous joins 2 vidéos. Merci Régine

Paris 20 – Bonjour, Anne Vermeille, Retraitée (69 ans) J’ai connu Over the Blues par une amie qui a cousu des blouses pour l’Antenne de Versailles et m’a donné les coordonnées de l’antenne près de chez moi.
J’ai coupé et cousu 20 blouses (photos en pièce jointe) .
Il m’a semblé normal d’essayer de me rendre utile et sachant coudre, de faire des blouses. J’ai aussi monté des masques pour une autre association. Par contre, j’ai arrêté pour le moment. En effet, je ne trouverais pas normal de prendre du travail à des personnes dont c’est le métier et qui ont besoin de travailler.
Je reste toutefois disponible, en cas de gros problème.
Très Cordialement

Couleur et transparence

Versailles 78 – Bonjour, Je m’appelle Hélène Guénin, j’habite Versailles avec mes deux filles Marianne 17ans et Alma 11 ans. Je suis enseignante à l’ENSAD (école Nationale Supérieure des arts décoratifs) j’enseigne “la couleur”. Je suis également coordinatrice pédagogique pour la formation professionnelle du groupe ESMOD 
J’ai reçu un mail via le groupe scolaire de ma fille Alma (Saint-Jean Hulst) pour un appel au bénévolat pour overtheblues
Depuis le début du confinement j’ai souhaité m’investir dans une action de bénévolat, et ce mail m’a trouvé au rendez-vous.
Je travaille à temps partiel et en cette période de confinement total, se sentir utile, dans l’action et non juste attendre la fin du confinement a été d’un grand secours moral. Nous nous sommes investies de la manière suivante :
Ma fille Marianne a coupé chaque blouse. J’ai cousu. Et Alma a rédigé des petits mots. Ensuite chaque soir, Marianne a livré les blouses à l’antenne de Versailles.
Chaque jour elle a été accueillie chaleureusement et nous a raconté son bref contact avec les personnes présentes à l’antenne. Chaque jour nous avons été félicitées pour notre travail. Et cela nous a fait chaud au coeur, vraiment !
Nous avons fabriqué 42 blouses. Entre le 14/04 et le 7/05. Un rythme soutenu lorsque l’on doit aussi télétravailler, préparer les repas, faire les courses, suivre la classe à la maison.
Et c’était un très bon souvenir. Nous avons dû arrêter pour nous rendre auprès d’une personne gravement malade de notre famille (hors covid).
Un grand merci de nous avons donné l’opportunité de nous rendre utiles auprès de nos soignants et bravo à eux tous.
Toutes les chutes de tissu iront au recyclage textile, toutes les bobines de fils (toutes couleurs confondues, perdues au fond des boites à coutures des amies) ont été utilisées … Parfois avec la crainte de ne plus en avoir le lendemain. Plusieurs collègues ont également participé à l’aventure. Et nous nous servirons de cette expérience pour encourager nos élèves, futurs stylites, à engager une vraie réflexion sur l’économie circulaire.
Avec un vraie question en tête :« Comment le Pays qui sait organiser les plus beaux défilés de Mode du monde a pu laisser ses soignants porter des sacs poubelle? »Merci et bravo ! overtheblue

Travail en famille pour Hélène avec Marianne et Alma

Lucenay 69 – Bonsoir, je me prénomme Marie et ne pouvais rester ” immobile” face a ce virus planétaire , en voyant bcp de mes semblables partir travailler tous les jours y compris mon mari… Ce sentiment de honte était tellement fort que j ai cherché sur le net comment pouvoir donner un peu face à cette catastrophe. J’ai 54 ans j’adore coudre (une de mes passion) et en plus d’être confinée j étais en accident de travail (vertèbres brisées) et je vous ai trouvé sur internet. J’ai été contacté dans la journée (sans trop y croire pour être honnête et peur d’une arnaque…) Mais j’ai rencontré notamment Inès de l’antenne de Lyon. Cela fut une très belle rencontre. Je suis gestionnaire en immobilier et même si la confection de blouse m’a apporté de la chaleur humaine et une très belle expérience je ne souhaite que plus jamais notre belle planète subisse cela et avec autant de douleurs dans de trop nombreusefamilles. La vie est belle ! Aimons nous !!!!

Rueil Malmaison 92 – Bonjour, Voici les photos de ma fille au plus fort de la crise avant l arrivée des blouses et après !!! Mon engagement avec l’antenne de Rueil lui a permis de faire connaître Over the Blues dans son unité Covid d’Ivry !!! merci. Bon courage. Amitiés. Béatrice

Protection système D
Avec une surblouse Over The Blues

Saint Herblain 44 – Bonjour, 
Je suis Anne Marie, j’habite à Saint-Herblain à côté de Nantes et je ne travaille plus depuis bientôt huit ans. Quelques jours après le début du confinement et devant l’état de panique qui régnait face à cette situation, je me suis dit que j’aimerais apporter mon aide d’une manière ou d’une autre. N’ayant aucune compétence médicale, mais aimant coudre, je me suis naturellement orientée vers la fabrication de masques pour mon entourage (famille, amis, voisins…). Un article paru dans Ouest-France sur la fabrication de sur-blouses m’a interpellée et j’en suis arrivée à contacter “over the blouse”. Je me suis immédiatement mise en quête de draps et d’élastique auprès de mes voisines, de ma pharmacienne… Et je me suis mise à la couture. J’avais enfin le sentiment d’être utile !
J’ai été frappé par la gentillesse des messages de Aude de Montille et de notre “référente” nantaise Priscille.
On dit qu'”à toute chose malheur est bon”Il est vrai que cette situation aussi dramatique soit-elle aura permis de créer du lien, de nous faire un peu sortir de notre zone de confort, de nous rendre compte à quel point nous avons besoin les uns des autres…et à quel point nous avons besoin de tous nos soignants (hôpitaux et EHPAD confondus).
Ils nous ont montré à quel point ils étaient dévoués malgré le manque de moyens et quelques fois le manque de considération dont ils ont été victimes par le passé. Aujourd’hui, on ne peut que les remercier et leur “tirer notre chapeau”.
Pour en finir, je dirais que si Over the blues était à refaire…il faudrait refaire la même chose car l’idée était excellente et s’est avérée très utile puisque aujourd’hui encore nous continuons à fournir des sur-blouses. Je vous envoie quelques unes de mes réalisations comme vous le souhaitiez. A défaut d’avoir la quantité de tissus suffisant, il faut parfois faire preuve d’imagination 😊Je vous laisse juge…
Merci à vous pour cette merveilleuse initiative
Anne Marie

Ambiance marine

Neuilly sur Seine 92 – J’ai connu OVER THE BLUES par le groupe FB « neuilly les bons tuyaux »
J’ai d’emblée réagi car c’était pour moi l’occasion de me rendre utile pendant ce confinement et surtout d’aider les soignants pendant cette pandémie.
Sachant coudre, je me suis de suite lancée dans la confection, avec l’écoute de la responsable d’antenne de Neuilly/
Sablons ,Christine Lefort des Ylouses. Le plus marquant de cette expérience a été cette formidable mobilisation de bénévoles pour cette cause avec une organisation impressionnante, nous informant de notre contribution collective
avec des chiffres, ce qui était du concret ! Et j’ai alors ressenti qu’une grande humanité était palpable.
Au personnel soignant , je dis MERCI pour leur abnégation, leur courage, merci d’avoir sacrifié leur vie familiale, d’avoir mis leur santé en péril. Le monde pourra repartir et vivre, grâce à eux. Isabelle CHÉNEY DECLÉMY

Versailles 78 – Régine Cabannes, je suis organiste. Je fais des crêpes pour les paroisses et les associations. Dès le début j’ai eu connaissance d’Over the blouses grâce à mon mari qui l’a vu sur facebook, sans aucune hésitation j’ai adhéré, d’ailleurs
c’est mon mari qui m’a fait le patron. C’est vrai que je vous connaissais grâce à la kermesse de Saint-Louis. Je me mets toujours au service des personnes qui sont dans le besoin.
Nous sommes tous solidaires et surtout pour les personnes les plus exposées. Nous avons besoin des uns des autres. Si Over the blues était à refaire, je ferais de même. Merci

Le témoignage de Régine en vidéo
Neuilly Sablons 92 – Chers amis (ies), Je vous prie de trouver ci joint et aussi, par mails séparés , quelques témoignages des couturières de l’antenne de Neuilly Sablons dont j’assure la coordination, auxquels j’ai joint une note assez circonstanciée qui décrit les étapes de notre mobilisation, et explique aussi comment, à titre personnel,  je me suis retrouvée être , comme je le disais, à mes amies couturières , un petit maillon d’une belle chaine de solidarité, d’autres maillons venant encore derrière moi. ..
Bien qu’habitant Neuilly, j’étais, jusqu’au mois de juin 2018 , avocat du barreau de Versailles, et j’ai trouvé en l’espace d’un mois, une nouvelle force que j’ai incontestablement tirée d’un bel effort collectif. A travers les photos de ma voisine,  Clarisse , qui a été l’une des premières à me suivre dans cette action,  et que je joins à cet envoi, nous avons souhaité  mettre en scène les sur- blouses de nos amies couturières qui sont toujours restées dans l’ombre,  même si chacune a signé son travail d’un coeur, d’une petite marque de fabrique personnelle ou d’un petit mot d’encouragement glissé dans sa sur- blouse…
Je n’ai bien souvent, compte tenu des mesures de distanciation sociale, pas pu voir leur visage car c’est masquées qu’elles venaient me porter leur travail !
Chaque sur- blouse “ made in Neuilly”  représente,  au minimum,  deux bonnes heures de travail pour ces femmes de l’ombre …
Nous sommes toutes fières d’avoir participé au succès foudroyant et à vrai dire , assez sidérant , de ce mouvement d’entraide et d’amour désintéressé qui a associé  des personnes de tous bords qui avaient leurs soucis, leurs fragilités et qui en ont fait quelque-chose de beau…
Nous continuons encore à travailler …même si nous espérons que la baisse des cas de COVID est aujourd’hui le signe d’un vrai  recul de cette terrible épidémie. Cordialement, Christine  LEFORT des YLOUSES GARNIER
Livraison de surblouses à l’hôpital Pompidou à Paris le 27 Avril 2020

31 Comment avez-vous connu le mouvement Over The Blues et pourquoi avez-vous choisi de vous y impliquer ? Via le site faituneblouse, j’avais compris qu’il y avait un besoin de blouses. C’était pour moi, je sais coudre, j’avais envie d’aider, y avait plus qu’à. J’ai organisé des collecteurs de draps, fabriqué des blouses… sauf que j’avais un mal fou à trouver à qui les donner et ne savait pas où trouver les bons contacts (je dois être une terrible communicante). Over the blues est arrivé au moment où j’allais abandonné, l’organisation locale était formidablement efficace. Je vais chercher les draps, je couds, et je rends les blouses. L’antenne locale se charge de re-dispacher, mes problèmes sont résolus. Je continue donc à coudre.

Quel est votre rôle / quelles sont vos missions de bénévoles ? Couturière amateur

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans cette expérience et/ou quel est le moment le plus remarquable ?
Je pense que parfois on peut faire beaucoup avec pas grand chose, et cette expérience l’aura montré. Je ne sais pas ce que représente les quelques 25000 blouses à l’échelle de la France, mais j’espère que votre association perdura avec les valeurs qu’elle a véhiculé pendant ce confinement. J’ai l’impression qu’il suffit parfois de se faire confiance. Mes voisins, mes amis, les voisins de mes amis et même parfois de parfaits inconnus m’ont donné leurs draps, sans rien demander en échange, sans poser de questions. Et je crois qu’ils ne se rendent pas compte que par leurs dons, eux aussi ont contribué.
Et si Over The Blues était à refaire ?
Honnêtement je ne vois pas de meilleurs façon de faire, vous avez véhiculé des valeurs de partage, de simplicité, de générosité et d’altruisme. Je suis heureuse d’avoir participé, un peu et sans prétention, à votre super mouvement.
Marine

Versailles 78 – J’ai connu OVER THE BLUES au tout début par une amie du Chesnay. Après avoir réalisé mes premières blouses pour l’antenne du Chesnay, je me suis très vite impliquée dans celle animée par Magali Oudard une amie et voisine de mon quartier. Connaissant aussi son mari Stéphane, cette action avait un vrai sens : coudre pour l’hôpital Pompidou c’était aussi pouvoir le remercier et le soutenir. L’énergie de Magali était communicative , je me suis lancée avec une folle énergie dans ce projet. Le groupe de Porchefontaine était si joyeux , si créatif et si motivé que je m’y retrouvais pleinement. Il est vrai que j’aime coudre et je couds vite mais surtout des déguisements et des costumes de fête d’école ! Cette expérience m’a aussi donné l’occasion de rencontrer des voisins, certains connus et d’autres inconnus qui m’ont donné des tissus, du fil, des élastiques…notamment cela m’a permis d’échanger régulièrement avec une dame âgée qui voulait participer à notre action. Elle m’a découpé des cœurs par dizaines sur lesquels j’écrivais « courage ». C’était sa manière à elle de participer à ce projet. Aussi, à chaque blouse terminée, je lui envoyais une photo et je lui indiquais l’hôpital qui allait en bénéficier. Nous formions une « belle équipe », comme j’aimais lui dire ! OVER THE BLUES a créé de vraies relations . Nous étions finalement 4 à coudre pour l’association dans ma rue. OVER THE BLUES a également créé un lien particulier avec Magali. Nous nous connaissions sans nous connaitre. Nous avions le même désir de donner de notre temps, sans compter, dans ce grand élan de bénévolat. Pour notre antenne de Porchefontaine, la fin de l’histoire a été un peu triste et désolante. Mais l’image que je préfère conserver est celle d’un groupe de personnes qui ne se connaissaient pas forcément, et qui ont cousu ensemble pour une belle et grande cause .MERCI à OVER THE BUES pour cette belle expérience ! 

Quel est mon désir pour demain ? – Concernant l’implication de toutes les personnes de l’ombre qui ne cousaient pas mais qui se sont mobilisées autour des couturières (Dons de draps, d’élastiques, découpe des kits… ) il me semblerait important d’avoir une feuille « de remerciements » avec photos, logo OTB que nous pourrions imprimer afin de pouvoir leur remettre. – Une collection de blouses pour les visiteurs d’hôpitaux et EPAHD. J’ai proposé des motifs simples et faciles à coudre (Ours, poisson, bateau, voiture, éléphant) que vous avez peut être vu grâce à Magali. – Que cette action ne reste pas uniquement bénévole. Il me semble essentiel de passer à une rémunération même anecdotique. Cela changerait de plus le regard de certains : Nous ne sommes pas UNIQUEMENT des Versaillaises qui veulent se donner bonne conscience en cousant de vieux draps ☺ – Tuons ce cliché. – j’aimerais pouvoir contribuer d’une façon ou d’une autre à cette nouvelle aventure . Merci encore pour cette formidable initiative. J’ai adoré coudre avec vous et pour ceux qui en avait besoin. A bientôt j’espère. Marie Hélène HOREAU 

Marie Hélène avec une de ses créations

Argentan 61 – Bonsoir, l’antenne d’Argentan dans l’Orne se met en sommeil. Aucun des membres ne souhaite reprendre le flambeau. Personnellement  j’avais mis de côté diverses choses, je reprends le cours de la vie. Nous serions présents si un nouveau coup dur se présenté.
A travers cette expérience qui a apporté à chacun, nous avons créé quelques liens intergénérationnels.
Je remercie d’abord ma sœur qui m’a mise en relation avec l’association, les bénévoles qui m’ont rejoint, la mairie d’Argentan, l’association Enfance et Partage de Normandie, les sections de la Croix Rouge et du Lion’s Club de notre ville pour leurs dons et leurs aides logistiques et évidemment toute l’ équipe  d’Overtheblues qui a fait un travail formidable.
Ces quelques semaines passées à vos côtés resteront gravées dans nos mémoire.
L’ équipe d’ Argentan dans l’ Orne. Cordialement et merci. Annick, la coordinatrice de l’ équipe.

Versailles 78 – Chers amis, Oui ! De Porchefontaine, tout près de chez vous, ne sommes-nous pas devenus un peu amis, ou plus? Comme si le cœur à cœur déposé dans les blouses avait infusé nos relations, pour un ailleurs qui nous échappe encore, mais nous inspire si fort ? Car les frontières ont bougé pendant ce confinement et je m’en vais vous compter, comment, pour moi,  du cœur jusqu’à la main, j’ai fait l’expérience de l’hirondelle créative et solidaire, qui tous les jours s’envolait pour coudre des bouts de cœurs dans le ciel des blouses…Un soir, début avril 2020, j’ai débarqué vers toi, Aude, après avoir été plutôt irritée d’entendre encore une fois que le monde de la santé ne pouvait pas faire face au Covid. Monde à l’envers que ces soignants qui ne peuvent soigner correctement depuis 30 ans, partant an front tous les matins sans armes ni tenue de combat ! Mon mari est concerné, médecin en Cancérologie, au même titre que tous les soignants. Premiers coffres remplis, premier kit coupé par Sylvie, amie de longue date et voisine, premières rencontres avec des tissus, plumes et aiguilles pour se mettre à coudre des blouses dans les draps de famille, délavés ou colorés, troués ou parfaits, souvent fins parfois épais, tout y passe et se repasse, se coud à partir du patron d’Aude, première fée du nid à Saint-Louis Versailles. Eh oui, je connaissais quelques bons amis là-bas, grâce au PMU du coin…. Nos amitiés d’âmes sont déjà du café-sur-mesure ! Les machines du quartier se sont très vite associées aux cœurs, pour se lancer dans l’aventure : grâce à la puissance immédiate d’Over The Blues – génial ! – tout nouvellement créée, nous voilà ici en capacité d’apporter les tissus, les trier, les donner, les couper, les laver, les coudre, y déposer la French touch de Sylvie, le cœur de Pascale, les énergies de Catherine, Marie-Hélène, Anne et ses filles, Séverine, Gabrielle, Amélie, Léa, Isabelle, Marion, Hélène, Claire-Estelle, Ségolène, une autre Catherine, et Catherine encore, Florence, Marie-Christine, Béatrice, Anne-Laure, Elisabeth, Géraldine, Marie-Catherine, Claude, Marie-Céline, Sandrine, la Kentucky Rain, Mathilde, Marie-Noel, Isabelle, Ludmila, Christine… Et aussi Ingrid, Véronique, les personnes du quartier, plus âgées, qui s’y mettent et font sourire nos cœurs… Et Laurence à Chavenay, de Normandie, Ségolène et ses amies, ma famille en région parisienne avec Caroline, Marine, et aussi tous les amis de Suresnes avec Clothilde, les amies de Neuilly avec Anne, Christine, Clarisse, les amis de Dijon avec Séverine et Béatrice, les inconnus de Facebook, et aussi de partout, Thérèse-Marie, Mme Colignon, Marguerite, Claire, … Quel festival de rencontres, dessins, surprises, nous avons vécu ! D’une équipe nous en avons fait 2, car il fallu consolider les brindilles du déconfinement. L’équipe du Cirque et l’équipe Molière sont nées.Nous avons cousus de tout cœur pour des soignants : à l’HEGP – et le miracle d’une rencontre avec une personne du service d’hygiène qui a fait tout basculer. Et aussi le Kremlin Bicètre, Les EHPAD de Viroflay-La Source et de Courbevoie, Necker, et aussi des infirmiers et médecins du quartier, … 766 blouses, à ce jour, sans compter les suivantes de ces jours-ci. Et aussi la contribution à la création de 2 collections proposées à OTB : collection « Univers de l’enfance” et collection «  oiseaux de l’envol ». Tout est expérience !Notre équipe Cirque est enchantée, elle relit et relit dans son cœur, inspirée… Elle se met en sommeil, car il faut bien se déconfiner, mais elle a promis à Over The Blues : for ever with you ! Nous restons bec et aiguilles aux aguets, cousant encore au goutte à goutte, le temps que les choses se posent. Nous sommes en “sommeil éveillé”, prêtes à relire, avancer et récolter les œufs pour une fameuse omelette à partager, et aussi nous envoler, avec OTB peut-être, vers de nouveaux objectifs. Si cela doit se faire, cela se fera.Personnellement, à partir d’Over the Blues, j’ai goûté la puissance créative et solidaire, comme couturière de l’âme et des choses : l’invisible plié dans le visible, je n’oublierai jamais. Je couds le corps de l’expérience dans le cœur de mon activité d’art-thérapie. De tout cœur, Merci. Magali de Foresta – Oudard

Franconville 95 – Bonjour, “Je suis à la retraite, et j’ai commencé à coudre un y a 2 ans ! Lorsque pendant le confinement j’ai reçu un message d’un pneumologue sur l’hôpital d’Eaubonne, qui criait son désespoir face à l’affluence, au manque de moyen et de matériel, j’ai tout de suite proposé mon aide. Je me suis mise à faire des sur-blouses avec des draps récupérés.  Le concept “zéro déchet” est un plus, et c’est avec enthousiasme que j’ai adhéré à l’association OVER THE BLUES !” Bien cordialement et bravo pour cette superbe association ! Marie- Claude Lallier 

Quintal 74 – Astrid Aucouturier, mère de famille, 4 enfants de 21 à 13 ans. Assistante dentaire de mon mari, cabinet fermé sur demande de l’ARS. Une amie d’Annecy a fait un groupe whatsapp en faisant fonctionner son réseau et en proposant de répondre à l’appel d’overtheblues. Ayant une machine à coudre je me suis dit que c’était une manière de contribuer à l’aide pendant cette crise. D’autant que les draps et élastiques étaient fournis et que ça arrivait directement à la maison. J’ai donc répondu présente et ai fabriqué 6 blouses en 10 jours. J’étais aussi engagée à l’Ehpad de mon village 3 après-midi par semaine en renfort pour rendre visite aux résidents et faire du lien social pour ces personnes souvent désorientée de ne plus voir leurs proches. L’Ehpad a pu profiter d’une livraison de blouses aussi. Bravo pour cette belle initiative ! L’union fait la force et c’est en donnant que l’on reçoit 😍.
Maintenant le cabinet a heureusement pu ouvrir, j’ai donc repris le travail et plus qu’avant car l’inertie qui découle de toutes ces mesures sanitaires est à absorber. Je reste fidèle à l’Ehpad une fois par semaine. J’ai vu que vous aviez comme projet justement d’organiser les visites dans ces maisons et je vous  confirme qu’il y en a besoin. Et c’est tellement beau de voir un sourire et des yeux qui s’animent sur un visage marqué par le temps…Nos aînés ont besoin de nous ! Alors je vous soutiens et vous encourage, et peut-être puis je vous aider ? Bien sincèrement, Astrid Aucouturier. 

St Germain en Laye 78 – Il se trouve eu j’ai entendu l‘émission sur Radio Notre Dame où il fut question de OTB. J’ai trouvé l’idée top, accessible et donc me suis mise en lien avec l’antenne de St Germain en Laye. En quelques échanges de mails très rapides, j’ai su où livrer les quelques draps et nappes en ma disposition. Il se trouve qu’elle habitait au bout de ma rue et que ma voisine directe la connaissait aussi. Bref, un lien éphémère et efficace s’est créé en quelques clics. Heureuse de pouvoir contribuer à une action concrète, en quelques autres clics, j’ai relayé la pépite à des amies et proches que je savais couturières ! Et voilà, mission accomplie ! Très heureuse d’avoir par la suite lu les nouvelles de OTB, chapeau le professionnalisme, et enchantée d’apercevoir ces photos de soignants avec des tenues si colorées, variées…Nous avons vécu le R de laudato Si : récupérer, recycler…Cordialement, encore Bravo et merci de nous avoir permis de donner du sens pendant cette période si perturbante. Merci les soignants de toutes sortes. OF

Colmar 68 – Bonsoir ! Voici mon témoignage dans l’aventure Over the blues. 
Je suis Véronique Rémondet et j’habite à Colmar. Dans la vie et là où nous conduisent les mutations de mon militaire de mari, je m’occupe de mes 5 enfants après une formation de costumière. Au début du confinement, je me suis rendue compte que j’avais à nouveau du temps pour coudre (mon bonheur…). Et grâce à Aleteia, j’ai découvert Overtheblues et je me suis lancée dans l’aventure. J’étais la 1ère dans mon secteur alors on m’a proposé de coordonner cette nouvelle petite antenne. Très vite nous avons été 2… ,8,10 couturières et 2 GP et heureusement car les demandes ont afflué. Aujourd’hui nous sommes 15 fées (bientôt 19) et 2 GP ! Ce qui m’a le plus marquée, c’est la générosité des gens. Nous avons reçu des dons innombrables de beaux draps (de famille…brodés…et parfaitement lavés et repassés par les alsaciennes très soigneuses), tissus, élastiques, rubans… Je me levais le matin en pensant “aujourd’hui il faudrait vraiment que nous ayons des draps…ou du biais..ou une couturière supplémentaire…” Et hop ! Je recevais des appels et tout arrivait ! “DEMANDEZ ET VOUS RECEVREZ !” Au début, quand on manquait de tissus, on nous a même proposé….une enveloppe de montgolfière ! 900 m2 de tissu ! (on n’ a finalement pas accepté cette offre extraordinaire…en nylon)
Les gendarmes de Saint Dié nous ont livré un magnifique don de 500 m de tissu en provenance de Gérardmer. 
Pour l’instant nous avons livré 175 blouses et ce n’est pas fini ! Les demandes affluent toujours…
Je suis très heureuse de participer à cette belle aventure et surtout heureuse de voir le regard des soignants à qui je livre des sacs remplis des jolies blouses de mes fées, et de voir parfois leur incrédulité quand je leur réaffirme que c’est gratuit… Oui, gratuit… Des cadeaux semeurs de lumière dans notre monde malade ! 😊
Véronique 

Montreuil 93 – Bonjour, Je m appelle DEHEMCHI Sandra, je suis une jeune femme portant un handicap, je me déplace en fauteuil et je vivais le déconfinement au domicile de mes parents à Montreuil. C’est ma maman qui a connu Over the blues, par l’intermédiaire d ‘une collègue de son lycée de la mode qui est à Bondy ou elle enseigne les métiers de la mode. Mon rôle et ma mission dans l’aventure de confection de sur blouses était le dépiquage des draps, j’ai aussi piqué pour la première fois à la machine à coudre. Ce fut une expérience nouvelle et une joie immense, être aux commandes de la brodeuse pour broder un MERCI au personnel des hôpitaux quelle joie ! J’échangeais  les photos et moments passés à coudre avec le foyer médicalisé ou je vis habituellement. Le plus remarquable était les retours de mes amis fières avec moi de l’investissement pour les soignants de notre pays. Je garderai un bon souvenir du confinement grâce au sur-blouses. Merci Sandra DEHEMCHI.

Finitions de Sandra sur une surblouse

Chaville 92 – Bonjour, Catherine de Seigneuren, Infirmière. Mouvement connu par une brève sur «Actu.fr» fin mars 2020 au lancement du mouvement. Objectifs : touchée par le Covid, soignante moi-même et couturière passionnée à mes heures, je n’ai pas hésité une seconde à m’engager. Rôle : couturière (je pense continuer). Marquée par l’explosion de ce mouvement , son dynamisme et son utilité, connaissant les 2 faces du challenge (couturière et soignante). Mot à transmettre : impliquée de façon active, que cet élan ne soit pas brisé trop vite ! 
Si c’était à refaire : je le referai , avec un seul bémol et une solution immédiate : renforcer dès le départ, un contrôle qualité car des tissus de piètre qualité ont été livrés et c’est dommage. Cela a engendré une perte de temps non négligeable. Partie d’un patron qui semble banal, de la création possible en permanence et qui participe à donner cette envie de continuer . 30 surblouses au compteur, 1/ jour. Je tiens un journal pour m’y retrouver .
Cordialement, C. de Seigneurens

Détail d’une surblouse de Catherine

Venelles 13 – Je suis Anne PHAN Lehang
J’habite à Venelles. Je suis retraitée depuis longtemps. J’étais pendant quelques années bénévole à Emmaüs où nous trions et chiffrons le linge (Draps, nappes brodées, vêtements rares brodés que nous vendons 1 fois  de temps en temps.
J’ai connu Over The blues par une amie de Paris qui a commencé une semaine avant moi.
Comme de mon côté, les jeunes du quartier n’ont pas encore de draps en trop à donner, j’avais fait et mis dans toutes les boites aux lettres ce dont  j’ai besoin pour en faire des surblouses pour Over The blues. il n’y a qu’un seul qui m’en a donné , j’étais bien contente de bien pouvoir commencer, et ça a commencé comme cela.
2 jours après, Florence, une infirmière était venue prendre mes 3 premières blouses, j’étais bien contente. Comme voyant mon âge (81) elle m’ a proposé de lui téléphoner au cas où j’ai besoin d’aide ! Quelle gentillesse !
Qq jours après est venue Anne Cécile pour prendre 3 autres blouses accompagnées d’un grand bouquet de lilas du jardin, nous étions contentes toutes les deux, l’une de pouvoir offrir et l’autre de recevoir ce bouquet qui a embaumé sa maison
pendant quelques jours.
Après 12 blouses (blouses avec un cœur rouge ), ma surjeteuse étais tombée en panne.
Amelie m’a bien réconfortée par son mail : « est-ce que Anne est dépannée ? » Il faut vous avouer que ceci vous fait chaud au cœur. Pour nos Héros et nos Soignants(tes) « Savez vous que je ne trouve jamais d’assez grands tissus à coudre pour vos grands cœurs, le Votre est si grand, si grand…..merci encore et encore. Si cela doit être à refaire je serai toujours là à vos côtés. Anne PHAN Le Hang

Anne dans la blouse au grand coeur qu’elle a réalisé

Viroflay 78 – Bonjour, J’ai rejoint  over the blues mi-avril. Je suis Pharmacien et je travaille dans la Recherche clinique depuis des années,  j’ai travaillé de nombreuses années à l’hôpital Saint Vincent de Paul sur Paris puis j’ai fait le tour des hôpitaux de France. Mon mari travaille à l’hôpital Cochin. Au début de l’épidémie,  j’ai tout de suite souhaité aider, j’ai fait des masques mais je souhaitais m’impliquer plus ….me sentant coupable de pas pouvoir aider nos soignants ….j’ai même demandé à  mon mari si ils avaient besoin de pharmacien dans son hôpital…mais non …Je ne suis pas sur Facebook,  ni Twitter,  juste sur Instagram pour échanger à travers le monde avec des passionnés de broderie, patchwork, tricot …. J’ai donc contacté une personne sur Versailles pour savoir si il y avait des actions en cours, elle m’a envoyé le lien d’over the blues et l’aventure a commencé…J’habite à Viroflay 78220 j’ai donc rencontré Hélène qui m’a accueillie à bras ouverts … je travaille de chez moi depuis des années confinée en fait depuis 8 ans …. faire ces blouses à donné un sens à cette période de stress. Les premières semaines travaillant temps plein mon implication a été limitée,  mais une semaine de vacances confinée m ‘a permis de me rattraper.  A ce jour 29 blouses faites,dont certaines sont parties dans des Hôpitaux avec lesquels j’ai travaillé…. Chaque blouse a été faite avec amour … avec broderie pour certaines…C’est une expérience très enrichissante , je serais ravie de rencontrer l’équipe de Versailles étant juste à côté. Je continue mes blouses le week-end et les masques … 
Je souhaiterai continuer d’une façon ou d’une autre de m’investir .Ce mouvement de solidarité m’a touchée et je suis heureuse d’en faire partie. Bien cordialement Sylvie Tonnelier

Broderie réalisée par Sylvie sur une surblouse